dimanche 25 septembre 2016

La Dialectique éristique

(l'art d'avoir toujours raison)





Convaincre en public... le soucis de chacun d'entre nous, du simple discours d'une personne inconnue aux débats présidentiels. Avoir raison ou gagner la soumission d'un analogue se situe par rapport à toute personnalité compétente, la dialectique ne peut se réaliser que si la personne a un esprit leadership, charisme et art de convaincre; ces trois principes peuvent régénérer tout un comportement de l'étape sollicitation  à celle de conviction.
Schopenhauer indique dans son livre "L'art d'avoir raison" certains nombres de fautes commises par l'interlocuteur qui tuent toute crédibilité même si en disant toute la vérité, par contre l'autre qui stabilise ses mots par rapport à ce que l'audience préfère entendre, réalise l'effet d'attraction qui attire l'attention et gagne jusqu'au dernier vote sans qu'il dit aucune information ou vérité !!
La question qui se révèle donc, est comment faire? Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer indique une liste de stratagèmes pour celui qui souhaite convaincre en public. Et plus évidemment, convaincre ne signifie pas éclater la vérité, mais bel et bien vaincre un opposant sur le plan argumentatif, il existe 36 stratagèmes de la dialectique selon lui, mais en les résument ensemble vers 7 points basiques, le premier point ou la première règle est:

Ne pas confondre véracité et validité d’une thèse

Comme nous l'avons évoqué depuis l'instant, c'est que la dialectique éristique est l'art de controverse, il peut avoir que l'interlocuteur essaie avec toute sa puissance intellectuelle et formelle de citer des information véritables et fiables, la vérité et uniquement elle, mais cette forme de conviction ne suffit pas dans un temps, cela signifie tout simplement que l'argument décisif nous échappe temporairement. En effet, si un adversaire réfute une preuve, et par là donne l’impression de réfuter notre thèse, il peut pourtant exister d’autres preuves. Les rôles ont donc été inversés : l’adversaire donne l’impression d’avoir raison alors qu’il a objectivement tort. Ainsi, la véracité objective d’une phrase et sa validité pour le débatteur et l’auditeur sont deux choses différentes. C’est précisément sur cette validité que repose la dialectique.

Ne pas s’engager dans une controverse avec le premier venu

Il est vrai que la controverse entre deux parties est souvent bénéfique, en effet, elle permet de régénérer les idées et rectifier leurs propres idées. Néanmoins pour que cela soit véritablement réel, il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence, puisque la vérité se cache chez les savants, comme disait voltaire: "La paix vaut encore mieux que la vérité"

Les deux méthodes d’argumentations

Il est préférable de mettre ces deux comme principe indubitable,
 Ad rem : Qualifier une réponse à une question, fausse ou exacte, qui concorde avec le thème de la question.
 Ad hominem : Attaquer l'adversaire directement dans sa personne en lui opposant ses propres paroles ou ses propres actes.

Plus une thèse est générale et plus il est facile de l’attaquer et de la réfuter

La stratégie ici consiste à reprendre la thèse adverse en l’élargissant hors de ses limites naturelles, en lui donnant un sens aussi général et large que possible et l’exagérer. Inversement, il est possible de défendre ses positions en réduisant davantage les limites dans lesquelles elles s’appliquent initialement.

Forcer l’adversaire à l’exagération

L'arme qui tuera la discussion c'est l’exagération, essayer d'inciter l'autre de partir jusqu'au bout dans sa parole est l'art de discussion. De même, il faut faire attention à ne pas exagérer ses propres arguments sous l’effet de la contraction. L’adversaire cherchera souvent lui-même à exagérer nos arguments au-delà de leurs limites et il faut l’arrêter immédiatement pour le ramener dans les limites établies : « Voilà ce que j’ai dit, et rien de plus. »

Fâcher l’adversaire

Provoquez la colère de votre adversaire, puisqu'elle voile le jugement et il perdra de vue.

Soyez insultant et malpoli

Lorsque l’on se rend compte que l’adversaire nous est supérieur et nous ôte toute chance de gagner par la raison, il faut alors devenir blessant, insultant, malpoli. Cela consiste à passer du sujet de la dispute (que l’on a perdue), au débatteur lui-même en attaquant sa personne. On pourrait appeler cela l’argumentum ad personam pour le différencier de l’argumentum ad hominem.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire